Nutrition: équilibre, plaisir et découverte
Tendance locavore
Les limites du locavorisme
Le locavorisme et les circuits courts sont-ils l’avenir de la filière alimentaire ? Pas si sûr. En effet, si ces systèmes de consommation responsables locaux séduisent de plus en plus, ils se heurtent à deux premières limites structurelles : le manque de terres cultivables pour le maraîchage en périphérie des villes, et la crise des vocations dans le secteur agricole.
Ensuite, cette tendance locavore va à l’encontre d’une autre, bien plus puissante : la mondialisation. L’agriculture intensive et l’industrie agro-alimentaire, qui réussissent aujourd’hui à nourrir le plus grand nombre à des prix accessibles, ne sont pas compatibles en l’état avec ce modèle, à moins que l’on souhaite aux habitants de la Beauce de se nourrir exclusivement de céréales, ou aux Bretons de manger du porc accompagné de chou-fleur un jour sur deux.
Enfin, attention à ne pas confondre militantisme éco-citoyen et rapport obsessionnel à la nourriture : penser qu’un aliment est meilleur, au sens moral du terme, qu’un autre, et que le manger vous rendra vous-même meilleur, et refuser de manger autre chose, relève pour les spécialistes d’un trouble du comportement alimentaire, baptisé orthorexie.
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